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Comment investir dans la robotique en 2026 ?

  • Le secteur de la robotique est porté par des projections spectaculaires : 435 Md$ d'ici 2033, et jusqu'à 5 000 Md$ pour les seuls humanoïdes à l'horizon 2050 selon Morgan Stanley.
  • Cinq ETF robotique dominent le marché européen, avec des écarts de performance majeurs sur 12 mois : de +30,66 % (L&G ROBO) à +59,96 % (WisdomTree WTAI), selon leur dosage entre robotique industrielle et semi-conducteurs IA.
  • Aucun n'est éligible au PEA : il faut passer par un compte-titres (fiscalité de 30 %), par des ETF synthétiques type Nasdaq-100, ou par des actions européennes en direct (ASML, Schneider, Kion...).
  • Le secteur de la robotique est porté par des projections spectaculaires : 435 Md$ d'ici 2033, et jusqu'à 5 000 Md$ pour les seuls humanoïdes à l'horizon 2050 selon Morgan Stanley.
  • Cinq ETF robotique dominent le marché européen, avec des écarts de performance majeurs sur 12 mois : de +30,66 % (L&G ROBO) à +59,96 % (WisdomTree WTAI), selon leur dosage entre robotique industrielle et semi-conducteurs IA.
  • Aucun n'est éligible au PEA : il faut passer par un compte-titres (fiscalité de 30 %), par des ETF synthétiques type Nasdaq-100, ou par des actions européennes en direct (ASML, Schneider, Kion...).

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Pourquoi investir dans la robotique ?

Le secteur de la robotique affiche des perspectives de croissance impressionnantes. Selon le rapport Robotics Technology Market du cabinet Spherical Insights, le marché mondial des technologies robotiques, estimé à 100,7 milliards de dollars en 2023, pourrait atteindre 435,7 milliards de dollars à l'horizon 2033, soit une croissance annuelle moyenne de 15,78 %.

Cette dynamique est alimentée par

  • le vieillissement de la population et les pénuries de main-d'œuvre qui poussent les industriels à automatiser leurs chaînes de production.
  • l'explosion de l'intelligence artificielle qui donne aux robots des capacités de perception et de décision inédites.
  • l'arrivée très médiatisée des robots humanoïdes qui ouvre des débouchés dans la logistique, les services et, à terme, la maison

Les projections sur ce segment donnent le vertige. Goldman Sachs Research a relevé son estimation du marché des robots humanoïdes de 6 à 38 milliards de dollars à l'horizon 2035, après avoir constaté une chute des coûts de fabrication de 40 % en un an, bien plus rapide qu'anticipé. Le chinois Unitree commercialise déjà un humanoïde d'entrée de gamme sous les 6 000 dollars, un prix jugé impensable il y a encore deux ans.

À plus long terme, Morgan Stanley évoque un écosystème de 5 000 milliards de dollars d'ici 2050, avec près d'un milliard de robots humanoïdes en circulation. Même si ces scénarios de long terme sont spéculatifs la tendance de fond est bel et bien tangible.

 

Les trois familles de valeurs robotiques

Avant de comparer les fonds, il est essentiel de comprendre comment la chaîne de valeur du secteur se décompose. Le secteur de la robotique est composé de trois couches.

Le corps : les fabricants de robots et de composants

Ce sont les fabricants de robots et de leurs composants mécaniques : bras articulés, actionneurs, réducteurs, capteurs. On y trouve les industriels historiques comme le japonais Fanuc, Yaskawa ou le suisse ABB, et les nouveaux venus de l'humanoïde.

C'est la robotique au sens strict, mais aussi la plus cyclique, car dépendante de l'investissement industriel mondial.

Le cerveau : les semi-conducteurs et l'infrastructure IA

Ce sont les semi-conducteurs et l'infrastructure de calcul qui donnent aux machines leurs capacités d'IA : processeurs (Nvidia, AMD), mémoires (Micron, SK hynix), équipements de test de puces. Ces valeurs profitent de toute la vague de l'intelligence artificielle, bien au-delà de la seule robotique, et ont largement surperformé récemment.

Le système nerveux : les logiciels d'automatisation

Ce sont les éditeurs de logiciels d'automatisation, de vision par ordinateur et de simulation, qui font le lien entre les deux : sans eux, un bras robotisé reste aveugle et un processeur inutile.

Globalement, un fonds chargé en « cerveau » brillera quand les puces s'envolent ; un fonds « corps » résistera mieux si la bulle IA se dégonfle mais que les usines continuent de s'équiper. A garder en tête avant le comparatif à venir.

 

Quels sont les meilleurs ETF robotiques ?

Pourquoi passer par un ETF robotique plutôt qu'une action ?

Un ETF (Exchange Traded Fund), aussi appelé tracker, est un fonds coté en bourse qui réplique la performance d'un indice. Un ETF robotique suit ainsi un panier d'entreprises actives dans la robotique, l'automatisation industrielle et, très souvent, l'intelligence artificielle, tant les deux domaines sont désormais imbriqués avec l'arrivée des robots humanoïdes.

Ainsi, en achetant une seule part d'ETF robotique, vous devenez indirectement actionnaire de dizaines, parfois de plus d'une centaine de sociétés : fabricants de robots industriels, spécialistes des semi-conducteurs, éditeurs de logiciels d'automatisation, concepteurs de capteurs ou de bras robotisés. Cela permet de s'exposer à la croissance de l'ensemble du secteur tout en évitant le pari risqué sur une entreprise unique.

Classement des meilleurs ETF robotiques en 2026

ETF Ticker ISIN TER Encours 3 mois 6 mois 12 mois Indice répliqué PEA
WisdomTree Artificial Intelligence UCITS ETF (Acc) WTAI IE00BDVPNG13 0,40 % 1,28 Md € +11,16 % +42,57 % +59,96 % Nasdaq CTA Artificial Intelligence Index Non
Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data UCITS ETF 1C XAIX IE00BGV5VN51 0,35 % 7,97 Md € +10,07 % +40,46 % +49,04 % Nasdaq Global Artificial Intelligence and Big Data Index Non
iShares Automation & Robotics UCITS ETF (Acc) RBOT IE00BYZK4552 0,40 % 4,61 Md € +14,24 % +37,21 % +48,08 % iSTOXX® FactSet Automation & Robotics Index Non
Amundi MSCI Robotics & AI UCITS ETF (Acc) GOAI LU1861132840 0,40 % 1,21 Md € +7,59 % +31,38 % +33,96 % MSCI ACWI IMI Robotics & AI Filtered Index Non
L&G ROBO Global Robotics and Automation UCITS ETF ROBO IE00BMW3QX54 0,80 % 1,57 Md € −1,75 % +8,60 % +30,66 % ROBO Global Robotics and Automation Index Non

Performances en EUR, dividendes inclus, arrêtées à fin de mois (source : justETF, août 2026). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Cliquez sur les en-têtes pour trier.

WisdomTree Artificial Intelligence UCITS ETF (WTAI) : la meilleure performance sur 12 mois

Avec près de 60 % de hausse sur un an, le fonds de WisdomTree Artificial Intelligence domine ce classement. C'est pourtant le moins « robotique » de la sélection : son indice, construit avec le Nasdaq et la Consumer Technology Association, note les entreprises selon leur intensité d'exposition à l'IA.

Cela aboutit à un portefeuille composé à près de 80 % de valeurs technologiques (AMD, Marvell, Micron, SK hynix en tête), contre à peine 2 % d'industrielles. On n'y trouve ni Fanuc ni fabricant de bras articulés.

Son exposition à la robotique passe par les « enablers », ces fournisseurs de puces et d'infrastructure de calcul sans lesquels aucun robot moderne ne fonctionne, et c'est précisément ce segment qui a porté sa performance.

Pour investir sur la robotique physique, le ROBO ou le RBOT sont plus adaptés. En revanche, pour parier sur le cerveau des machines cet etf est le plus performant, au prix de la volatilité la plus élevée de la sélection (environ 29 % par an).

Xtrackers Artificial Intelligence & Big Data UCITS ETF (XAIX) : le poids lourd aux frais les plus bas

C'est le mastodonte de la catégorie : près de 8 milliards d'euros d'encours, soit plus que tous les autres fonds de ce classement réunis, et le TER le plus compétitif du segment à 0,35 %. Sa performance sur 12 mois (+49 %) doit beaucoup à sa forte exposition aux mémoires et semi-conducteurs (Micron, Samsung, SK hynix).

Attention à sa spécificité : malgré son classement fréquent parmi les ETF « robotique et IA », son indice Nasdaq couvre l'IA, le big data et la cybersécurité, la robotique physique y est marginale. Tout comme l'ETF précédent, il est plus approprié peur ceux qui visent le cerveau des robots plus que leur corps.

iShares Automation & Robotics UCITS ETF (RBOT) : l'équilibre entre robotique et technologie

Le fonds de BlackRock est la référence historique du thème en Europe : 4,6 milliards d'euros d'encours, 157 valeurs en portefeuille et une pondération quasi équipondérée qui évite qu'une seule mégacapitalisation dicte la performance.

Son indice iSTOXX FactSet sélectionne les entreprises tirant des revenus significatifs de l'automatisation et de la robotique, des testeurs de puces (KLA, Teradyne, Advantest) aux industriels (ABB, Keyence). Avec +48 % sur un an, un TER raisonnable de 0,40 % et la meilleure performance du classement sur 3 mois, c'est sans doute le compromis le plus solide entre pureté thématique, diversification et coûts.

Amundi MSCI Robotics & AI UCITS ETF (GOAI) : l'option européenne large

Seul fonds de ce classement émis par un gérant français, le GOAI réplique un indice MSCI de 181 valeurs mêlant robotique, IA et logiciels (Palo Alto, CrowdStrike, ABB, AMD).

Sa performance sur 12 mois (+34 %) est en retrait des leaders, la faute à une exposition plus large qui dilue l'effet semi-conducteurs, mais c'est aussi ce qui en fait l'un des profils les moins heurtés de la sélection en phase de correction.

Coté à Paris en euros, avec un TER de 0,40 %, il séduira ceux qui veulent une exposition diversifiée au tandem robotique-IA sans surpondérer un sous-secteur.

L&G ROBO Global Robotics and Automation UCITS ETF (ROBO) : le pionnier de la robotique pure

Lancé en 2014, c'est le doyen de la catégorie et paradoxalement le plus fidèle au thème : son indice ROBO Global, conçu par une maison de recherche spécialisée, pèse à 61 % sur les industriels (Fanuc, Harmonic Drive, SMC, Rockwell) et fait la part belle au Japon (21 %).

Sa dernière place du classement (+30,66 % sur un an, et un trimestre en léger repli) illustre le prix de cette pureté : pas de dopage aux semi-conducteurs, et un TER de 0,80 %, le double de ses concurrents. Il reste pertinent pour qui cherche une exposition à la robotique physique, y compris les fabricants de composants au cœur des humanoïdes, plutôt qu'un énième fonds tech.

Ce qu'il faut retenir de ce comparatif

Derrière l'étiquette « robotique », deux familles cohabitent : les fonds orientés semi-conducteurs et IA (WTAI, XAIX), dopés par le cycle des puces avec +49 à +60 % sur un an, et les fonds de robotique industrielle « pure » (ROBO, et dans une moindre mesure RBOT), plus exposés aux fabricants de machines japonais et américains, en retrait sur la période.

Les meilleures performances 12 mois viennent des portefeuilles les plus concentrés sur la tech américaine et coréenne (mémoires, testeurs de puces, infrastructure IA). Les indices les plus diversifiés géographiquement et sectoriellement (GOAI, ROBO) amortissent mieux les corrections, mais captent moins les phases d'euphorie.

 

Peut-on héberger un ETF robotique dans un PEA ?

Les ETF robotiques ne sont pas éligibles au PEA car le Plan d'Épargne en Actions est réservé aux fonds investis principalement en actions européennes, alors que la robotique et l'IA sont dominées par des entreprises américaines et japonaises.

Certains ETF synthétiques répliquant des indices américains comme le Nasdaq-100 sont éligibles au PEA grâce à des montages financiers autorisés (swaps). Ils contiennent les géants de la tech et de l'IA, Nvidia, Microsoft, Alphabet, mais la robotique n'y représente qu'une fraction de l'indice. Vous gagnez en efficacité fiscale ce que vous perdez en précision thématique.

Le compte-titres ordinaire (CTO) est la voie directe : tous les ETF robotique européens y sont accessibles. En contrepartie, les gains sont imposés au prélèvement forfaitaire unique de 30 % (ou au barème progressif sur option), sans l'avantage fiscal du PEA après cinq ans.

Beaucoup d'investisseurs combinent les deux : le cœur du portefeuille sur un PEA avec des ETF larges fiscalement avantageux, et une poche satellite thématique robotique sur un CTO, limitée à une petite fraction du patrimoine.

 

ETF robots humanoïdes : la nouvelle frontière

Depuis 2025, une nouvelle génération d'ETF cible spécifiquement les robots humanoïdes. Les robots humanoïdes sont des machines bipèdes destinées à travailler aux côtés des humains.

L'engouement est réel : Morgan Stanley projette un marché de 5 000 milliards de dollars à l'horizon 2050, avec près d'un milliard d'unités en circulation dans le monde, et Tesla installe déjà ses premières lignes de production pour son robot Optimus dans son usine de Fremont.

Deux fonds américains dominent cette niche :

  1. Le KraneShares Global Humanoid Robotics and Physical AI ETF (KOID), premier ETF humanoïde coté aux États-Unis qui réplique un indice couvrant tout l'écosystème : fabricants de robots, mais aussi producteurs de capteurs, d'actionneurs et de puces qui constituent le « corps » et le « cerveau » des machines.
  2. Le Roundhill Humanoid Robotics ETF (HUMN) adopte l'approche inverse : une gestion active et concentrée sur une trentaine de valeurs jugées en tête de la course, dont Tesla, UBTech, XPeng et Nvidia. D'autres véhicules sont apparus dans leur sillage (BOTT de Themes, WDRN de WisdomTree), signe d'une demande qui explose.

Ces ETF sont cotés aux États-Unis et ne sont généralement pas accessibles en direct aux particuliers européens. L'exposition aux humanoïdes passe donc, pour l'instant, par les ETF robotique UCITS classiques qui détiennent une partie de ces valeurs.

 

ETF robotique chinoise : la niche que personne ne regarde

La Chine est en train de devenir l'autre grande puissance de la robotique. Morgan Stanley la place même en pole position dans la course aux humanoïdes, portée par des champions comme UBTech, Unitree, Xiaomi ou XPeng, et par une chaîne d'approvisionnement de composants sans équivalent.

Il n'existe pas, à ce jour, d'ETF UCITS dédié à la robotique chinoise. L'offre européenne sur les thématiques sectorielles chinoises reste très limitée. Trois solutions de contournement existent. La première consiste à passer par les ETF robotique et humanoïdes mondiaux, dont certains allouent une part significative à des valeurs chinoises et asiatiques.

La deuxième est un ETF Chine large (type MSCI China), qui inclut Xiaomi et les géants technologiques du pays, mais où la robotique reste diluée parmi des centaines de valeurs. La troisième, pour les profils avertis, est l'achat d'actions individuelles cotées à Hong Kong via un courtier qui y donne accès.

Il faut avoir en tête que l'exposition chinoise comporte un risque géopolitique spécifique et bien réel. Les tensions technologiques entre Washington et Pékin peuvent frapper directement ces valeurs, par exemple si les autorités américaines étendent leurs listes de restrictions aux fabricants de robots chinois.

 

Comment investir concrètement dans les ETF robotiques ? Le récapitulatif

Choisir son type d'exposition

Comme nous l'avons vu il existe plusieurs types d'exposition :

  • la robotique physique
  • le cerveau des robots
  • les robots humanoïdes
  • la robotique chinoise

Si vous voulez la robotique physique, les fonds les plus fidèles sont le L&G ROBO et l'iShares RBOT.

Si vous assumez un pari sur le « cerveau » (puces et infrastructure IA), le Xtrackers XAIX et le WisdomTree WTAI ont porté les meilleures performances récentes.

Quant aux niches humanoïdes et chinoises, elles restent difficiles d'accès en direct depuis la France et passent surtout par la poche asiatique des fonds mondiaux.

Choisir son enveloppe fiscale

Aucun des ETF de notre comparatif n'est éligible au PEA : ils se logent en compte-titres ordinaire.

Le PEA reste réservé aux expositions indirectes, via des ETF synthétiques type Nasdaq-100 où la robotique est diluée parmi les géants de la tech. L'approche mixte, cœur de portefeuille diversifié dans le PEA, poche thématique robotique en CTO, est souvent le meilleur compromis.

Quelle allocation ?

Quelle que soit la couche choisie, un ETF robotique reste un placement thématique volatil : la plupart des spécialistes recommandent de le limiter à 5-10 % du portefeuille, avec un horizon d'au moins huit ans, idéalement via des versements programmés qui lissent les points d'entrée.

 

Quels sont les risques d'investir dans la robotique ?

Un ETF robotique reste un placement en actions sectoriels et cumule plusieurs risques :

  1. Une forte volatilité : la volatilité annuelle de ces fonds dépasse fréquemment 20 %, bien au-dessus d'un ETF monde classique. Des baisses de 30 % ou plus sur quelques mois ne sont pas des scénarios théoriques : elles se sont déjà produites.
  2. Un risque de valorisation : l'engouement pour l'IA et les humanoïdes a porté les valorisations de nombreuses entreprises du secteur à des niveaux élevés. Si les promesses technologiques tardent à se concrétiser, la correction peut être brutale.
  3. Un risque de dilution thématique : selon les indices, certains fonds incluent des conglomérats dont la robotique n'est qu'une activité parmi d'autres, ou à l'inverse se concentrent sur les semi-conducteurs. 
  4. Des frais supérieurs : avec des TER de 0,35 % à 0,80 %, ces ETF coûtent trois à huit fois plus cher qu'un tracker MSCI World à 0,10-0,20 %. Sur longue période, la différence se compte en milliers d'euros.

Pour toutes ces raisons, la plupart des spécialistes recommandent de réserver ce type de placement à une fraction limitée du portefeuille, souvent 5 à 10 %, en complément d'une base largement diversifiée comme un ETF MSCI World, et avec un horizon d'investissement long, idéalement supérieur à huit ans.

 

Cet article a une vocation purement informative et ne constitue pas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Avant toute décision, évaluez votre situation personnelle ou rapprochez-vous d'un conseiller.

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